jeudi 30 juillet 2009

Sydney... et idéal

Finalement, le téléphone n’aura jamais sonné. Toby a dû préférer une jeune nymphette voluptueuse et avenante, à milles lieus de ce que nous lui avons présenté mercredi jeudi dernier : soit deux pauvres brebis barbues égarées.

La fin de semaine passée à espérer, mardi, nous déambulons la rue, avec l’espoir devenu presque nul de voir le cellulaire vrombir. Entre nos mains nous tenons l’état de nos comptes respectifs, nos épaules supportent une tête dépitée.

Il était grand temps de trouver une porte de sortie pour ne pas pas sécher nus et affamés sur une plage de Sydney comme deux baleineaux qui se noient dans le sable. Je regarde Stéphane, grave comme un moine en jaquette :

- Le vortex métropolitain va finir par nous bouffer Steph. Je le sens. C’est prévisible : d’abord, en un rien de temps, le vice viendra à bout de nos maigres portes-feuilles, ensuite c’est notre état psychologique qui sera assailli par le spleen du citadin, ainsi la sirène de l’échec tintera péniblement, alors que finalement nos esprits avilis par toutes sortes d’abus devront admettre que l’Asie n’était qu’un rêve extravagant. C’est vraiment ça qu’on veut ? »

- On décriss tu veux dire ?

- Yeah !

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Redcliffs, Queensland, le désert, quelques centaines de kilomètres de Melbourne, le véritable country side : des orangers garnis, des chapeaux de cowboys affreux, des coupes Longueuil majestueusement laides. L’apogée du quétainisme.


***

Je me retrouve les deux pieds dans la terre rouge, et les yeux fixes dans la prochaine vigne, respirant à pleins poumons. Perdu en un oasis sec et aride, les fruits poussent à leur gré, les gens vivent. Pas besoin de grand-chose. Là, sur une branche dépouillée, un oiseau chante comme une casserole, s’envole comme un jet, et une dernière grappe se plisse comme une peau rossée par le dur labeur. Tout est cyclique, et la saison qui tire à sa fin le confirme une fois de plus ; les plantations se reposent après avoir passées sous la main des cueilleurs . Toutefois, Joe, mon patron, ne trouvera pas le temps de roupiller sous une vigne avec une pipe d’Opium entre les dents. Le travail afflue, toute l’année : il doit, comme il le fait depuis ses quinze ans, dorloter un à un ses arbres pour revoir dans un an la couleur de la grappe et de l’argent. Pendant ce temps, la terre continue de tourner.

Des rangs de vignes, puis chaque horizon en périphérie, en godasse, sur ma planète rouge. C’est doux, c’est paisible. Sous le soleil confortable, la végétation croît en belles rangées, comme des belles dents droites. Je suis seul, perdu entre soleil et vigne et ne capte plus rien de superflus, marchant mes allées. C’est loin des extravagantes rues de Sydney que je courais la semaine dernière. Pas d’asphalte, pas de béton gris, plutôt de l’écorce, des pensées, des nuages. J’arrache du matin au soir. Chaque jour, je déplume, je dépouille, je pèle.

Le lendemain, six heure trente le matin, je suis debout, zombie. Il fait noir comme dans le creux d’une flaque. Le soleil n’est pas tout à fait levé, c’est frette comme Chicoutimi plein Novembre. Dans le fond du jardin, je prends une longue douche salvatrice. Il fait salement froid, le ciel me crampe, de tout sauf de rire. Entre mes orteils, le sol est gelé : je me motive en pensant au café qui m’attend tout de suite en sortant de la douche. Je le préférerais tout chaud sur la table de nuit, le salaud, mais le misérable besogneux que je suis n’a pas droit à ce genre de luxe paraît-il.

Le café but, sur mon visage se trace le gribouillis d’un sourire matinal. En attendant le bus, noyé dans ma lecture, je vogue les mers du Sud sur Marie-Thérèse II, avec Moitessier. Je détache le regard quelques fois pour entrevoir la route vallonnée à perte de vue, la mer à perte de vue, et cet imprécis paysage thaïlandais. Véritable inspiration.

Arrivé, si Joe a le goût de jaser, je m’y laisserai aller. S’il m’effraie avec ses yeux noirs, je fonce droit devant. Coen, qui occupait mon poste avant que j’arrive, m’a préalablement prévenu de l’air de dur à cuire qu’il arbore le matin. Heureusement, au fil du jour son humeur prend du bon, jusqu’à cette tête de joyeux luron en fin de journée. Ce matin, il se contente de me saluer en me croisant avec son prout-prout.

Je pose mon sac, frictionne mon épaule tombante, bouffe une orange cueillie dans l’arbre et à grandes bouffées respire le dehors qui se tempère au gré du soleil plombant. Ensuite, je prends la peine de m’étirer pour ne pas me lever demain raide comme ma tranche de pain de ce matin, puis avance, laissant Joe vaquer à sa besogne en attendant qu’il me guide au gré de ses brusques et imprévus changements de caps.

Joe est un parfait Aussie fermier du country side avec des traits frais d’une jeunesse pas si loin derrière. Son attitude et son parlé sont ceux d’un sale petit voyou. Ou peut être un cowboy couard de l’Ouest américain ; le truand.

« Julian, occupes-toi de ces rangées-là, derrière le gros Georges. Humide ce matin, prend garde aux bestioles. See ya. »

D’accord. J’épluche, je déplume. En voulant déplacer un fil tuteur, j’ai amputé de sa queue un petit lézard, puis guillotiné un autre. Cruel. Et le même sort est réservé à une araignée rouge. Gigantesque. Pesante de trois ou quatre livres à sec. Et venimeuse ? Si je me fie à sa gueule grosse comme celle d’un Pitt Bull, oui. Owen m’apprendra plus tard, qu’effectivement, cette bête est capable de tuer un enfant, ou encore d’amener à la frontière de l’agonie un adulte bien portant. Fiou ! Elle gira heureusement par terre sur la caboche, après cet ultime combat à mains nues, un époustouflant et inconscient homme contre bestiole, une prouesse digne d’un gladiateur. Dorénavant, je ne promènerai plus mes mains dans l’herbe comme je le faisais cherchant mes outils. En Australie, on ne sait jamais quelle bibitte enchanteresse nous gratifiera de son élixir du sommeil éternel.

Je n’ai pas encore repris le travail pour de bon que sitôt, je prends une branche en pleine face. Je vois noir, pareil comme j’ai vu le néant sur l’île de Victoria après avoir mangé un bon coup de poing, une véritable massue à la tempe, servie aléatoirement par un défoncé au crack parano ; je suis littéralement assommé, une fois de plus. Des étoiles, Mafalda, Kylie Minogue qui embrasse Wako Jack, une abeille à vélo, des chars qui écoutent la tv et une flute en salopette, défilent tour à tour. Après avoir retrouvé le Nord, c’est le métronome de la douleur qui se fait sentir ; j’ai reçu le coup juste en dessous de l’œil qui enfle instantanément deux pouces d’épais. Un bon retour de branche dans un vignoble c’est comme le coup de fouet qui ravivait jadis la flamme de l’esclave… Je m’imagine nègre d’Amérique travaillant à la sueur de mon front, mangeant deux coups de fouet à l’heure. Compilant les plaies, les cicatrices et les tabarnak, j’avance de plus en plus vite. Pénible. En 2009, la nature nous fouette ; un vrai big boss patroneux.

Et je me perds dans mes pensées. Les grappes agonisantes et pourries attachées à la branche sont désormais de vieux soûlons endormis qui transpirent encore l’odeur de leur brosse de la longue veille. Avec des heures de travail répétitif devant, le champ devient un vaste lieu miroir ou je me respire et me digère. Tout y passe, les joies comme les peines, passées et présentes. À la bouche, le goût est souvent âcre, arrivé à l’œsophage, déjà plus sucré. Et ainsi va le diner de l’errant qui se croyait pris de rien avant de partir. J’ai un festin devant moi, qui ne périmera pas avant que j’aie fait table rase, de tout et de rien. Je suis pèlerin des allées.

Arrivés à l’auberge, le soir, nous sommes tous épuisés, et heureux. Coen, qui bouge des caisses dix heures par jour crie aussitôt la porte ouverte : «Another day in Paradise ! », grand sourire aux lèvres, et court dans l’auberge comme un demeuré. Un demeuré de vingt-neuf ans qui attend un nouveau départ dans trois semaines tout au plus. Plus besoin de beaucoup de sommeil prétend-il, parce qu’il est de nouveau embrasé par la flamme de l’errant qui quittera sous peu pour la grande aventure.

À huit heure le soir, mes yeux sont un brasier, je suis épuisé, j’ai mal aux épaules. Avant d’aller au lit, je socialiserai avec ces gens de partout, boirai un café en fumant une roulée assis sur le perron d’un des dix dortoirs. Nous revoilà reparti pour de longues discussions. Les accents se bousculent jusqu’à mes oreilles. Pas toujours facile de tout comprendre. Doublement fatigant.

Les pays visités ou à venir sont à l’honneur de nos ébats, chacun amenant l’autre en rêve par la main vers un ailleurs qui nous coule tous dans la grosse veine. Sinon, se sera le portrait chaleureux de nos bleds respectifs qui nous fera frémir passionnément. Je remarque, en jasant de mon petit coin de pays, et en écoutant les autres, estoniens, irlandais, anglais, hollandais et australiens, que nous avons respectivement notre chez nous bien tapis au fond du cœur, aussi nomade pouvons-nous l’être. Le Québec ne fait pas exception : je le vante comme une mère son petit virtuose.

La nuit arrive. Peut-être rêverai-je, comme la nuit dernière, que je survole d’un cap rocheux à un autre, avec cette avant-gardiste aile volante, voyant défiler les paysages époustouflants et fabuleuses hordes d’animaux sauvages. Mon subconscient absorbe peu à peu cette toute nouvelle liberté. Loin de tout ce qui m’attache à la routine et l’habitude, j’élabore mon prochain moi-même. Certes, chacun s’invente à sa manière, la dégote peu à peu, amassant les signes ça et là. Pour ma part, j’ai cru à tort, il n’y a encore pas si longtemps, pouvoir parfaitement inventer ma vie, assis sous l’ormier du fond de ma court, une bougie sur la table, avec le même calepin et la même encre, serviles. J’ai cru qu’il m’était possible de m’écrire de A à Z, en prose, à la maison, et que destinée pouvait s’éprendre de création jusqu’à une liberté suffisante. À force de dévouement, pimenté de passion, peut-être pourrais-je briser ce boulet à la cheville pour progresser jusqu’à l’édulcoration des sentiments bas pensai-je. Or, le voyage est la ligne la plus courte entre deux états, selon ma manière personnelle. Désormais, je comprends que les pieds du brouillon qu’est le jeune adulte que je suis se doivent autrement que de marcher dans leurs pas pré-cryptographiés à l’encre noire. Plutôt, la lointaine solitude ou le ciel en est un autre, ou les étoiles scintillent autrement, s’avère un véritable catalyseur à quelconque développement orphelin. Demain, ce sera autre chose… Je n’en doute pas.

Je verrai, au cours des prochains mois, des hauts et de bas, certes, aussi des vallons et des faussés, du labeur… et de la boisson. Néanmoins, j’espère trouver au bout du chemin la bonne recette, la douce mixture qu’il me faut pour affronter les prochaines années.

Wo… assez philosophé. Maintenant, je me glace la tendinite et vais dormir là-dessus.


jeudi 16 juillet 2009

Brouhaha cosmopolitain

Le soleil s'efface lentement derrière l’Harbour Bridge. Les édifices de cent étages s’imbibent d’une lumière orange feutrée. La belle Sydney prend ses airs de grande soirée, pendant qu’assis au comptoir, Steph et moi bouffons l’équivalent de trois gros sacs de Lays (soit du poisson pané ça d’épais, servi sur un lit de frites : tout ce qui a de plus gastronomique), la grand’ ville, elle, se pomponne tranquillement.

I’ve got a feeling, passe à la radio. J’ai ce même feeling, très exactement : ce soir, j’aurai la fête dans la tête ; de la mousse, de la vodka, de l’ecstasy (ceci est effectivement une métaphore !). Pas seulement parce que Sydney s’est foutrement bien attriqué ; un vrai trente-six bien sonné : mais également parce que Toby vient de m’offrir le luxe de rêver au moins jusqu'à Lundi, peut-être plus.

***

Il y a ce mate, Toby, qui me donne du cœur au ventre, mais également, il y a qu’ enfin, après cinq jours, aidé d’une bonne brosse au vin et a l’alcool cheap hier soir, accompagné de Stephen le webmestre millionnaire unijambiste, prédicateur aiguisé, prophète, père du batteur d’un nouveau Tokyo Hotel en devenir, pseudo Nostradamus, connaisseur de toutes les conspirations américaines comme chinetoques, je commence tranquillement a m’y faire a la grande ville démesurée, aux heures et aux heures de pèlerinage urbain (oh ! mais quelle paire de cuisse j’aurai dans quelques mois! Oui, oui, allez, rêvez déjà les filles !), au petit osti de lit simple matelas humide, puis surtout aux douze heures de fucking JET LAG. Je le retiens celui-là ; jet lag…

Le matin, au Balmain Backpackers, tous, sinon quelques ermites soudées a leur lit, partent travailler. Ici, on bosse le jour, dort la nuit, se soûle la fin de semaine. Christ fume des grosses brutes de joints : ses nuages de fumée feront un jour ou l’autre interférence avec les signaux radio de l’aéroport pas loin. Sony, lui, vit ici depuis un an et demi. Canon, le sud-coréen, rit tout le temps, longtemps et fort, comme un reggae défoncé, se dit trop paresseux pour travailler (comme un reggae défoncé), fait le ménage deux heures chaque matin, comme Sony ; pour ne pas payer le logis.

Oui, vous avez bien lu, Canon et Sony. Je la ris encore.


***


Toby serait, dès midi, au Nelson Hotel, pour recevoir les CVs ; c'est ce qui était écrit sur l’offre d’emploi au Chili Blue(l’exécrable auberge qui nous accueillit a Sydney). Je déambule la rue en redoutant sa tronche. Toby le chien fut champion de basketball, de skateboard, puis de quoi encore : à gauche les pneus crissent, je viens de passer a deux poils de me faire frapper. C'est hardu, pour un Américain, de digérer les voitures qui arrivent de la droite.

Dieu, il ne faut pas que Toby soit un vieux frustré qui me balance son slang australien d’un coup, sa parlure cent fois pire que notre joual. J’ai les oreilles vierges à leur langue, ou presque, et j’ai la chienne sévère. Je répète les mêmes tournures de phrases. Je veux porter le titre, à tout prix : Jobin bartender, Sydney.

On prend le bus jusqu'à Oxford Street, marche jusqu’au 232, ce après un déjeuner copieux. La bus est pleine, partout les gens affluent ; des asiatique en grande majorité. Sydney, le jour, grouille, se travestit en transit commercial. Le soir, elle met sa belle grande robe, et on y marche peinard. Après trois grandes inspirations chacun, on ouvre la porte.

Hi, is Toby here ?

Je pense déjà connaître la place ; avoir déjà rêvé l’endroit. Il y a la rue piétonnière devant, des boutiques partout, un marché public, du pavé luisant, des grands rouleaux de sushi pour deux piasses. A quelques minutes a pied, c’est la plage de Bondi ; le surf, les filles. Tout est plus, tout est mieux.
Une jeune femme nous répond. Grand sourire. Elle est déjà partie avertir Toby.

Tout autour du bar, qui est en plein milieu de la place, il y a des hommes, dans la cinquantaine, pour la plupart, souvent le pinch couvert de broue ; un nous concède qu’il adore la place plus que sa propre femme, tellement, qu’il est assis ici tous les jours. Devant moi, il se noie une fois de plus dans une longue lampée de blonde. Je me sens chez nous.

Un jeune homme sort du bureau, c’est lui, Toby. Il a vingt-cinq ans environ, blond comme un Aussie, le style surfeur de grosses vagues, pas plus grand qu’un Nippon, les yeux doux comme un Berger Allemand.

Hi mates, l’m Toby.

On jase de notre arrivée à Sydney, du Québec (qu’il a déjà visité…), de nos disponibilités. Il dit chercher deux personnes. J’hallucine.

C’est lui le gars, qui, si tout s’aligne, nous assurerait six prochains mois au bon gré des vagues de la côte australienne ensoleillé, dans ce petit bled bouillonnant qu’est Bondi, avec en trame de fond, chaque soir, ce coucher de soleil gracieux qui blottit Sydney et ses gratte-ciel.

On quitte le Nelson Hotel après avoir serré la pince à Toby, et souhaité, du plus profond de nos pupilles de p’tits gars honnêtes, travailler avec lui. Dehors, le vent est doux. C’est drôle. Tout est drôle. Je rêve que ça soit fait pour nous. Steph sourit d’un lobe d’oreille à l’autre. Je m’enfarge dans une dalle du trottoir, tombe sur le côté, prend le temps de gober un peu du ciel bondé d’étoiles. Les épaules libres de sac-a-dos, je suis léger et l’impression d’avoir accomplie une première mission m’envahie. Tout le reste est sous supervision de la Grande Ourse, j’imagine.

On verra ben.

* La connexion internet étant merdique, les photos ne seront pas pour tu' suite.

vendredi 3 juillet 2009

Viens danser

Ce vendredi 10 Juillet, qu’on se le dise, à 14h30, si le ciel ne nous est toujours pas tombé sur la tête, ou l’Australie calé pour de bon au fond de l’océan, j’emballe le nécessaire, dit ciao bye aux vieux potes, et me vois fin prêt à lever le camp pour une vraie de bonne virée.

Vingt-huit heures de vol et d'aréoport devant : Montréal-Vancouver-Auckland-Sydney. Douze mois à improviser ma liberté, à la mordre vorace; douze mois d’intuition, de découverte, de soleil, d'amour piquant, éphémère, barbelé, d'eau fraîche, d'eau de vie; bref, ben plein de tout ce qu'il me faut. Ailleurs.

Comme préparatifs? Un visa de travail, un billet aller, un sac à dos, quelques t-shirts, puis des belles paires de bobettes neuves. Certes, trop peu d’argent pour me bomber le torse puis me cirer les bottines, ni assez de certitude quant à ce qui m'attend à l’arrivée ce qui me permettrait de souffler des grands ahhhhh! de satisfaction, comme ceux de Fernand Tremblay doré cuit à Fortlauderdale. Or, et fort heureusement, j'ai un nouveau laisse-aller-ça-ira, dégoté il y a tout juste quelques jours; lui aussi déménageait le premier, puis est enfin là pour rester. Merci et cordial bienvenue chez vous mon cher; l’angoisse d'avant étant une vraie malpropre, mauvaise payeuse à part de ça.

Maintenant, les jours déboulent à rebours puis j'ai des fourmis dans les pieds. 

Courte intro faite, j’attends ma dose d’exotisme pour élaborer mon errance.

Le ciel de l’autre bout du Monde me tend déjà la main. 

Oui, c'est certain qu’on va danser. Oui, oui, on va en prendre un bon coup, tous les deux.