Ce vendredi 10 Juillet, qu’on se le dise, à 14h30, si le ciel ne nous est toujours pas tombé sur la tête, ou l’Australie calé pour de bon au fond de l’océan, j’emballe le nécessaire, dit ciao bye aux vieux potes, et me vois fin prêt à lever le camp pour une vraie de bonne virée.
Vingt-huit heures de vol et d'aréoport devant : Montréal-Vancouver-Auckland-Sydney. Douze mois à improviser ma liberté, à la mordre vorace; douze mois d’intuition, de découverte, de soleil, d'amour piquant, éphémère, barbelé, d'eau fraîche, d'eau de vie; bref, ben plein de tout ce qu'il me faut. Ailleurs.
Comme préparatifs? Un visa de travail, un billet aller, un sac à dos, quelques t-shirts, puis des belles paires de bobettes neuves. Certes, trop peu d’argent pour me bomber le torse puis me cirer les bottines, ni assez de certitude quant à ce qui m'attend à l’arrivée –ce qui me permettrait de souffler des grands ahhhhh! de satisfaction, comme ceux de Fernand Tremblay doré cuit à Fortlauderdale. Or, et fort heureusement, j'ai un nouveau laisse-aller-ça-ira, dégoté il y a tout juste quelques jours; lui aussi déménageait le premier, puis est enfin là pour rester. Merci et cordial bienvenue chez vous mon cher; l’angoisse d'avant étant une vraie malpropre, mauvaise payeuse à part de ça.
Maintenant, les jours déboulent à rebours puis j'ai des fourmis dans les pieds.
Courte intro faite, j’attends ma dose d’exotisme pour élaborer mon errance.
Le ciel de l’autre bout du Monde me tend déjà la main.
Oui, c'est certain qu’on va danser. Oui, oui, on va en prendre un bon coup, tous les deux.
Tu écris tellement bien. Ça résonne.
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