vendredi 28 août 2009
Ahah!
Des gros sacs de chaque bord.
Un mois d errance libre.
Ca debute la semaine prochaine.
YEAH!
vendredi 14 août 2009
Ah!
Je chante je danse
Or Le temps est rare
Sur le clavier
Chaque soir
Mes yeux tombent
Attendons l Asie
Le soleil
L Orient
Deux mois
Avant que mes mots
Usent de la place que
Je leur dois vraiment
Du Père Lachaise aux dunes de l’Orient
Morrisson tu surgis du vide comme l’oie noire. Tu te souviens précisément de notre toute première fois. Après ces années tu me réponds. Tu te rappelles, dit-moi ; tu te rappelles The End m’ayant déjà mené au bout d’une route densément désertique dû le noir sans fin sans repère. La suggestion d’un demi-tour après des kilomètres à t’entendre t’étendre m’apparut si articulée alors. Tu te répètes magnifiquement bien, je te comprends cent fois mieux. Cette fois-ci je ne ploierai plus assommée sous la tempête. Pied dans la flaque, je traverse la tiède averse qui elle trace son chemin du fond du caniveau jusqu’au puits des sensations.
Je regagne ma place, tourne les pages délicatement pour ne rien y lire mais te célébrer Roi Lézard. Vibrant au son emballant des 70, j’ai ton sort anesthésiant. Voici toute la profondeur d’un dialogue planant et voici la légèreté de l’oreille qui s’y prête. Tu es le très grand du Rock n’ Roll, le vicieux rebelle à la gueule d’argent, poète des choses suspectes grandes et vraies, et ce du Père Lachaise, endormi sous guignol et mégots, jusqu’au rouge désert de l’Orient. Toi aussi comme Miron, tu sais me recevoir dans l’octave du don.
dimanche 2 août 2009
Pour toi mon champ
Plus de boulot pour moi depuis vendredi... Triste réalité du travailleurs saisonnier. Mais bon, je devrais ravoir quelque chose avant la fin de la semaine, ailleurs, c’est ce qu’on m’a dit. Pas de mauvais sang à se faire. Mais pas d’argent non plus.
.
Mon champ va me manquer, soit dit en passant. Toutefois, ce n’est pas tellement dramatique, parce qu’une terre ne part avec la moitié de tes affaires en fin de relation. Non plus qu’elle t’attrape par les tripes. J'ai encore mon backpack ben plein. L’humeur en équilibre. Tout ce qu'elle a gardé c'est mon mal de dos. Ben content.
.
Mais que je gèle. Bâtard. Il me faut des pantalons. Il y a un mois je disais, "Ah, l'Australie, c'est chaud comme dans un poêle! J'amène juste des shorts."
.
Aussi ; écrire au McDo est une vraie torture, saviez-vous? J’enfilerais facilement huit maudits doubles cheeseburgers, si je ne me retenais pas... Ça sent le paradis ici. Faut je sacre le camp.
Lundi matin, qu’es-tu
ma terre fertile
sans mes pas qui vont ?
la même
et me v’là la gorge nouée serrée
le cœur qui chavire, la déraison
et puis pour faire pire
au fond du garage, un miroir
il dit :
Ouin ouin, pas trop mignon…
.
Ok ciao ma belle ! même si
jamais tu n’auras eu
de récolte luxuriante
à me partager fière
fouillant tes chemins pré-tracés
je t’aurai marcher droitement, simplement
cherchant là ou rien ne serpente
la clé de tes repères bénis
et m’inspirant
à la lumière de tes traits racés
.
Toi, ma blonde
je te vois tout l’échec d’hier
et la longue saison qui crève
comme un étau à l’âme qui compresse
je te vois, ma blonde
tout le corps tremblotant de froidure
de branle-bas et de nerfs
.
Depuis tu t’ai mis à perdre
tes grappes, tes sens
alors
je te dit ciao !
et m’en vais la tête grave
avec une bouteille et de l’essence
.
Je rêvais
encore hier marcher
encore rêver
entre tes vignes
jusqu’à écœurement de pilasses
oubliant
l’échos de mes lacs du pays loin
mes orgueils mécaniques
et tous mes ressacs
aujourd'hui tout est récolté
qui finit mal
.
Que le plaisir fut bref
ma terre, ma blonde
il n’y a dorénavant plus lieu de caresses
de ces bons petits matins
ni même d’espérance quand
tout n’est que tragédie ici et là
.
Une rude guerre ça déroute
quand on n'en parle plus
de l'autre bout du monde
tu le sais ça, ma blonde
et sous mes flancs
justement, ça bombarde
alors
je finirai ça
comme tout a commencé
car il est huit heures
et j’ai dans mon sac
une bouteille et de l’essence