Plus de boulot pour moi depuis vendredi... Triste réalité du travailleurs saisonnier. Mais bon, je devrais ravoir quelque chose avant la fin de la semaine, ailleurs, c’est ce qu’on m’a dit. Pas de mauvais sang à se faire. Mais pas d’argent non plus.
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Mon champ va me manquer, soit dit en passant. Toutefois, ce n’est pas tellement dramatique, parce qu’une terre ne part avec la moitié de tes affaires en fin de relation. Non plus qu’elle t’attrape par les tripes. J'ai encore mon backpack ben plein. L’humeur en équilibre. Tout ce qu'elle a gardé c'est mon mal de dos. Ben content.
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Mais que je gèle. Bâtard. Il me faut des pantalons. Il y a un mois je disais, "Ah, l'Australie, c'est chaud comme dans un poêle! J'amène juste des shorts."
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Aussi ; écrire au McDo est une vraie torture, saviez-vous? J’enfilerais facilement huit maudits doubles cheeseburgers, si je ne me retenais pas... Ça sent le paradis ici. Faut je sacre le camp.
Lundi matin, qu’es-tu
ma terre fertile
sans mes pas qui vont ?
la même
et me v’là la gorge nouée serrée
le cœur qui chavire, la déraison
et puis pour faire pire
au fond du garage, un miroir
il dit :
Ouin ouin, pas trop mignon…
.
Ok ciao ma belle ! même si
jamais tu n’auras eu
de récolte luxuriante
à me partager fière
fouillant tes chemins pré-tracés
je t’aurai marcher droitement, simplement
cherchant là ou rien ne serpente
la clé de tes repères bénis
et m’inspirant
à la lumière de tes traits racés
.
Toi, ma blonde
je te vois tout l’échec d’hier
et la longue saison qui crève
comme un étau à l’âme qui compresse
je te vois, ma blonde
tout le corps tremblotant de froidure
de branle-bas et de nerfs
.
Depuis tu t’ai mis à perdre
tes grappes, tes sens
alors
je te dit ciao !
et m’en vais la tête grave
avec une bouteille et de l’essence
.
Je rêvais
encore hier marcher
encore rêver
entre tes vignes
jusqu’à écœurement de pilasses
oubliant
l’échos de mes lacs du pays loin
mes orgueils mécaniques
et tous mes ressacs
aujourd'hui tout est récolté
qui finit mal
.
Que le plaisir fut bref
ma terre, ma blonde
il n’y a dorénavant plus lieu de caresses
de ces bons petits matins
ni même d’espérance quand
tout n’est que tragédie ici et là
.
Une rude guerre ça déroute
quand on n'en parle plus
de l'autre bout du monde
tu le sais ça, ma blonde
et sous mes flancs
justement, ça bombarde
alors
je finirai ça
comme tout a commencé
car il est huit heures
et j’ai dans mon sac
une bouteille et de l’essence
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