dimanche 2 août 2009

Pour toi mon champ

Plus de boulot pour moi depuis vendredi... Triste réalité du travailleurs saisonnier. Mais bon, je devrais ravoir quelque chose avant la fin de la semaine, ailleurs, c’est ce qu’on m’a dit. Pas de mauvais sang à se faire. Mais pas d’argent non plus.

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Mon champ va me manquer, soit dit en passant. Toutefois, ce n’est pas tellement dramatique, parce qu’une terre ne part avec la moitié de tes affaires en fin de relation. Non plus qu’elle t’attrape par les tripes. J'ai encore mon backpack ben plein. L’humeur en équilibre. Tout ce qu'elle a gardé c'est mon mal de dos. Ben content.

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Mais que je gèle. Bâtard. Il me faut des pantalons. Il y a un mois je disais, "Ah, l'Australie, c'est chaud comme dans un poêle! J'amène juste des shorts."

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Aussi ; écrire au McDo est une vraie torture, saviez-vous? J’enfilerais facilement huit maudits doubles cheeseburgers, si je ne me retenais pas... Ça sent le paradis ici. Faut je sacre le camp.

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Finalement, sachez que j'aimerais ajouter des photos et des photos, or, c'est la poisse ; j'attend quinze minutes après chaque téléchargement. Je ferai un montage spécial ou quelque chose, un jour. Présentement, j'ai pas mal de photos de champs, de gens, puis de gens sur la brosse. Je préfère attendre un p'tit peu.



Ma terre, ma blonde
et ma dérision

Lundi matin, qu’es-tu

ma terre fertile

sans mes pas qui vont ?

la même

et me v’là la gorge nouée serrée

le cœur qui chavire, la déraison

et puis pour faire pire

au fond du garage, un miroir

il dit :

Ouin ouin, pas trop mignon…

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Ok ciao ma belle ! même si

jamais tu n’auras eu

de récolte luxuriante

à me partager fière

fouillant tes chemins pré-tracés

je t’aurai marcher droitement, simplement

cherchant là ou rien ne serpente

la clé de tes repères bénis

et m’inspirant

à la lumière de tes traits racés

.

Toi, ma blonde

je te vois tout l’échec d’hier

et la longue saison qui crève

comme un étau à l’âme qui compresse

je te vois, ma blonde

tout le corps tremblotant de froidure

de branle-bas et de nerfs

.

Depuis tu t’ai mis à perdre

tes grappes, tes sens

alors

je te dit ciao !

et m’en vais la tête grave

avec une bouteille et de l’essence

.

Je rêvais

encore hier marcher

encore rêver

entre tes vignes

jusqu’à écœurement de pilasses

oubliant

l’échos de mes lacs du pays loin

mes orgueils mécaniques

et tous mes ressacs

aujourd'hui tout est récolté

qui finit mal

.

Que le plaisir fut bref

ma terre, ma blonde

il n’y a dorénavant plus lieu de caresses

de ces bons petits matins

ni même d’espérance quand

tout n’est que tragédie ici et là

.

Une rude guerre ça déroute

quand on n'en parle plus

de l'autre bout du monde

tu le sais ça, ma blonde

et sous mes flancs

justement, ça bombarde

alors

je finirai ça

comme tout a commencé

car il est huit heures

et j’ai dans mon sac

une bouteille et de l’essence


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